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L'instant Néophyte : Le choix du navigateur internet

21 juin
2011
« Un ami me dit que je devrais utiliser Google Chrome à la place d'Internet Explorer comme navigateur internet. Quelle est la différence entre les deux ? »
Maxence, Saint-Étienne.

On a tous dans notre entourage un proche plein de bonnes intentions qui nous recommande de changer de navigateur internet parce que celui qu'il utilise est "bien mieux". Si ce n'est pas Google Chrome, c'est Firefox, Opéra, Safari ... Chacun a son opinion sur le sujet.

Dans mon activité de développeur web, je suis amené à tester les sites que je conçois sur les navigateurs principaux afin de m'assurer du rendu correct quelque soit la configuration de l'internaute. Je peux de fait vous affirmer une chose : aucun navigateur n'est mieux que les autres.

Je m'explique.

Quelques chiffres

A l'heure où j'écris ces lignes, le marché des navigateurs internet est partagé par 5 grands noms :

En cumulé, ils représentent une part de plus de 99,3% (source AT Internet sur le mois de Janvier 2011).

Voici  une petite infographie signée DEHAHS qui résume en une illustration ce que je peinerais à expliquer en plusieurs paragraphes (cliquez sur l'image pour voir l'intégralité de la frise) :

Comment les départager ?

Selon moi, il y a 4 axes de comparaison principaux :

  1. La rapidité

Il y a quelques années, quand l'internet haut débit ne s'était pas encore démocratisé (ah le bon vieux temps du modem 56K), le goulot d'étranglement se situait au niveau de la bande passante.

Aujourd'hui, la vitesse à laquelle le navigateur traite et affiche les informations est décisive. Du DOM au moteur Javascript en passant par l'amélioration du cache, les éditeurs jouent sur tous les fronts pour grappiller quelques milli-secondes à leurs concurrents.

Cela dit, si cette bataille a eu du sens (et a permis au passage d'améliorer sensiblement le confort d'utilisation pour les internautes), ce n'est aujourd'hui plus le cas : les dernières versions des navigateurs jouent globalement dans la même cour dans le cadre d'une utilisation normale.

Voici un comparatif de vitesse de mars 2011 (les captures d'écran sont en fin d'article) :

Les navigateurs web les plus rapides, édition 2011

  1. Le respect des standards

L'Internet d'il y a dix ans et celui d'aujourd'hui n'ont vraiment plus grand chose en commun. C'est une technologie qui évolue a une vitesse phénoménale. Dans cette course poursuite, beaucoup d'acteurs (c.f. infographie ci-dessus) revendiquaient  la première place en proposant leurs solutions maisons afin de coiffer le voisin au poteau. Il est vite devenu nécessaire de rationaliser tout ça.

En 1994, TIM Berners-Lee fonde le W3C, un organisme de standardisation qui a pour but de promouvoir la compatibilité des technologies web. Ce consortium œuvre depuis à la rédaction de recommandations et de certifications d'uniformisation.

Sans rentrer dans les détails (et pour l'exemple), suivre les spécifications du W3C lors de la conception d'un site web, c'est s'assurer théoriquement du bon rendu de ce dernier dans tous les navigateurs modernes et de son accessibilité.

Pendant longtemps Internet Explorer - grand leader du marché - vivait sur ses lauriers en partant très certainement (et logiquement) du principe qu'il était massivement utilisé et qu'en conséquence il n'avait pas de concurrence inquiétante.

Néanmoins, lorsque Firefox suivi d'autres navigateurs dits "modernes" ont commencé à émerger et à lui voler de plus en plus de part de marché, il a fallu de longues années d'inertie et de versions décevantes (au grand dam de mes confrères) avant que Microsoft propose une alternative compétitive.

A l'heure actuelle les dernières versions des grands navigateurs cités dans cet articles ont tous un support correct des recommandations du W3C.

Voici un comparatif des nouvelles normes HTML5 et CSS3 par les navigateurs (Juillet 2010) :

Support HTML5 & CSS3

  1. Les fonctionnalités

En quelques années, nous avons pu assister à la mutation complète des web browsers : si encore hier le web se résumait à l'affichage de pages statiques (heureusement, il y avait les gifs animés), les outils que nous utilisons aujourd'hui sont de vrais couteaux suisses, regorgeant de fonctionnalités puissantes bien que peu connues pour certaines.

Et les éditeurs sont plutôt loquaces sur le sujet : flux RSS, synchronisation, 3D, protection des nuisances, personnalisation poussée, j'en passe et des meilleures.

Voyons l'exemple de Firefox (cliquez sur l'image pour obtenir la version complète) :

Voici un tableau comparatif des fonctionnalités disponibles par navigateur (juin 2011) :

Comparatif des navigateurs web

  1. L'ergonomie

Tout d'abord, petite définition pour les néophytes qui nous rejoignent :

Ergonomie informatique : étude scientifique ayant pour objectif d'améliorer [...] la facilité d’utilisation et d’apprentissage des produits interactifs, [...], permettant d’obtenir le logiciel ou le site web le mieux adapté aux utilisateurs visés.

Pour faire bref même si c'est un peu réducteur, l'ergonomie du navigateur c'est la façon dont est pensée le positionnement des boutons, des barres de menus, des onglets et de tout les autres composants de l'interface.

Si ce dernier point est le plus subjectif, il reste un critère décisif pour beaucoup d'entre nous.

Faire son choix

J'en entends déjà au fond de la salle qui se posent la question : "C'est bien beau tout ça, mais du coup si chacun a ses avantages, lequel je dois prendre ?".

Si les comparatifs cités ne vous ont pas déjà donné la réponse, je vous conseille vivement de tester chacun d'entre eux sur une période conséquente (une semaine me paraît pertinent pour se faire une idée sans a priori).

Alors oui Maxence vous devriez utiliser Google Chrome... le temps de vous faire votre propre opinion.

Et surtout faite nous part de votre choix !


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